19 Juillet 2013
Vendredi, c’est journée transport pour aller jusqu’à La Paz. Un dernier petit déj en face du lac, puis avec les deux hollandais et Josselin, on prend le bateau qui nous ramène à Copacabana. Ca nous prend la matinée.
Une fois arrivés, on va manger un truc à Copacabana et on enchaîne avec le bus jusqu’à La Paz. La petite particularité du trajet, c’est qu’à un moment il faut passer d’une rive à l’autre. Donc tout le monde descend du bus, ils le chargent sur une grande barque pendant que nous on embarque sur un petit bateau. Et hop, le bus est passé de l’autre côté et on peut remonter dedans, simple et efficace.
On arrive à La Paz en fin d’après-midi. La première vue de la capitale bolivienne fait tout de même un choc. Il s’agit d’une énorme cuvette, et toutes ces constructions anarchiques qui viennent coloniser les versants alentours, c’est impressionnant !! Il y a presque un million d’habitants ici et on est entre 3600m et 3700m.
Avec les gars, on décide de rester groupés et d’aller dans le même backpacker. Tout est plein, merde. On va de l’autre côté du centre vers une zone il y a d’autres hostels pas chers. On trouve finalement notre bonheur, avec deux chambres doubles situées à l’ouest de la Plazza San Francisco. On va manger un truc, on ne veut pas trop s’écarter de là où on est non plus. Il faut savoir que La Paz est d’une des villes les plus dangereuses de l’Amérique du Sud. Bon après, c’est comme partout hein, si on respecte certaines règles logiques, il n’y a rien à craindre, à moins de ne pas avoir de chance du tout. Mais bon, c’est typiquement le genre d’endroit où il faut faire un peu gaffe. On va ensuite boire un verre au pub anglais qui n’est pas loin.
Là, je fais la connaissance de Pedro, un brésilien qui a également vécu une bonne partie de sa vie à Londres. Il a une quarantaine d’année mais semble avoir une éternelle jeunesse. Il a longtemps été DJ, a fait du graphisme, a maintenant un hôtel à Rio de Janeiro, il voyage beaucoup, va chaque année plusieurs mois en Inde, … Voilà quoi. On discute de tout, et on se rend très vite compte qu’on pense exactement la même chose sur tous les points qu’on aborde, truc de fou. On parle des heures et des heures, en finissant par s’appeler des frères, et lui me proposant de venir au Brésil pour travailler avec lui, tellement il trouve aussi qu’on se ressemble énormément. Une rencontre vraiment géniale !! Vers 3h du mat, il veut aller en boîte. Moi je lui dis non, je vais rentrer maintenant. Pao arrive demain et je veux être en forme. Il me raccompagne vers mon hôtel, sous un véritable déluge.
Samedi, je commence par faire un tour du quartier à la recherche d’un pti déj, échec total. C’est trop tôt, et c’est pas trop le bon quartier. Je prends ensuite mes affaires et me dirige vers la petite rue de Tarija, qui est beaucoup plus sympa. Je vais réserver une chambre immense dans un grand hôtel situé en haut de la rue, le grand luxe. Je prends ensuite un van qui va a el alto, sur les hauteurs, là où se trouve l’aéroport. Une gentille dame m’indique où descendre et m’accompagne jusqu’à l’aéroport, me disant bien de faire extrêmement attention à moi à La Paz parce que c’est très dangereux. J’attends ensuite patiemment l’arrivée de Pao, qui arrivera avec une petite heure de retard. La voilà enfin, je suis tellement content de la retrouver !!! On retourne ensuite dans le centre et on va rester le reste de la journée tranquilles à l’hôtel. Elle est creuvée, une journée de repos ne sera pas de trop. Le soir, on découvre la cueva, le restaurant mexicain de la rue Tarija qui deviendra notre QG.
Dimanche, on change de guesthouse pour celle juste à côté de la Cueva, moins chère et tout aussi agréable. On va ensuite se promener dans la Paz. On commence par aller dans un très beau café où sont exposés tout plein de vieux objets. On y va pour déguster ce qui est devenu ma nouvelle passion culinaire, les salteñas. Il s’agit d’une sorte d’empanadas typique de la Bolivie, c’est juste un régal. C’est fou comme il y a de la vie partout dans les rues de La Paz, j’adore !!
Des petits marchands partout, des cireurs de chaussures portant tous une cagoule, des peintures révolutionnaires sur les murs, des affiches du Président, un incessant ballet de voitures, bus et autres minivans, et des personnes déguisées en zèbres pour faire respecter les règles de circulation au niveau des passages piéton... Il y a beaucoup moins de touristes dans les rues je trouve, c'est agréable.
En fin d'après-midi, on se décide à aller se renseigner pour aller voir du catch de cholitas. Eh oui, une "attraction" un peu particulière à La Paz est d'aller voir des cholitas se taper dessus sur un ring. Ca se passe tous les dimanches, et c'est sur l'alti-plateau. On prend un ca pour aller jusqu'à l'endroit indiqué sur notre carte de la ville. Une fois arrivés, on ne trouve pas, et on réalise finalement que c'est un bureau de réservation qui était indiqué, pas l'endroit où a lieu le catch... Bon, eh ben c'est raté.
Du coup, on reste un peu dans le coin parce qu'il y a un grand défilé dans la rue. Il s'agit de groupes d'étudiants habillés en cowboys, avec des grelots aux bottes, qui dansent au rythme des fanfares. On redescend ensuite tranquillement vers notre quartier, en utilisant un système de passerelles très ingénieux, permettant d'éviter de nombreux franchissements de l'autoroute. Au loin, la pleine lune danse avec une montagne enneigée, culminant à plus de 6000m.
Retour dans notre quartier, restau mexicain et petit verre au pub anglais, où on retrouve Pedro. Une très belle journée passée avec Pao.