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Un an de voyage, Carpe Diem !!!

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Uyuni 31 juillet– Tiens, ça sent le Salar ici !!

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Le Salar de Uyuni pour être plus exact (ça se tient). C’est un endroit que j’ai dans la tête depuis de très très nombreuses années. Ca fait partie des endroits sur Terre où j’ai toujours rêvé d’aller un jour. Pourquoi celui-ci ? Parce qu’il s’agit un milieu véritablement unique au monde. Un salar est un désert de sel issu de l’évaporation d’un ancien lac, évaporation ici renforcée ici par l’aridité du climat. Le Salar d’Uyuni est le plus grand salar au monde. Situé à 3 658m d’altitude, il fait 10 583 km² (150km sur 100km). Avec une telle superficie et une couche de sel allant de 2m à 120m, on estime que le gisement de sel est de 64 milliards de tonnes !! Le salar est aujourd’hui une attraction touristique mondialement réputée ainsi qu’un site d’exploitation du sel et du salpêtre. Mais tous les yeux sont aujourd’hui rivés sur les immenses réserves de lithium qui dorment sous sa robe blanche et immaculée. Pour moi le Salar d’Uyuni, ça a toujours été les photos de ces étendues blanches et pures que l’ont voit disparaître à l’horizon. Une invitation au voyage, à la liberté et à l’isolement. Et pendant la période des pluies, l’effet est encore plus saisissant, la fine couche d’eau stagnante créant un effet de miroir géant. Mais bon, là on est en pleine période sèche.

Avant d’aller dans le salar, il faut d’abord arriver à Uyuni. Lorsque mon bus de nuit y arrive, il est 5h du mat et il fait 5°C. La différence de température se fait ressentir de suite, putain ce qu’il fait froid !! Je ne m’attarde pas trop à proximité du bus, où des femmes bossant pour les tours opérateurs attaquent les touristes dès leur sortie du bus. Je marche vers le centre, ça permet de se réveiller un peu, je n’ai dormi que quelques heures. Mon plan, c’est de prendre une chambre pour ce soir et de passer la journée ici pour choisir une agence avec laquelle je vais aller dans le Salar. Mais bien évidemment, il est beaucoup trop tôt et aucune guesthouse n’est ouverte. La ville est morte. Je rejoins un groupe de péruviens qui ont trouvé un endroit ouvert où on peut prendre le pti déj, cool !! On reste pas mal de temps à discuter, tout en se réchauffant grâce au poêle installé dans la pièce. Tout leur groupe a déjà réservé depuis La Paz, ils partent à 10h. Vers 8h, je les laisse et vais chercher une chambre. J’en trouve finalement une à côté, pas chère du tout. Bon, en même temps la chambre n’est pas plus grande qu’un placard et la fenêtre ferme mal. Bon, c’est juste pur une nuit.

Je trouve ensuite difficilement un cybercafé qui a internet, pour voir sur les forums ce que les voyageurs disent au sujet des tours opérateurs. Le choix du tour opérateur est plus important ici qu’ailleurs. On copte plus de 80 agences à Uyuni, allant du bas de gamme au haut de gamme. Les prestations peuvent être très inégales selon les agences, en termes de parcours, de logement, de la bouffe, de la qualité du transport, de la connaissance du milieu qu’a le guide, … L’idée est de passer 3 jours avec un groupe au milieu de nulle part, alors il vaut mieux que ça se fasse dans les meilleurs conditions possibles, et à un prix abordable bien entendu. Par ailleurs, les conducteurs des 4x4 qui font découvrir le Salar sont réputés pour se coller d’énormes cuites pendant les tours. Au mieux, ça peut te donner un mec bourré qui va te faire rater le lever de soleil, au pire ça peut provoquer des accidents mortels comme c’est déjà arrivé. Ca motive donc.

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Je ressors du cyber et vais voir une agence ayant une bonne réputation, mais étant plus chère que les autres. Ils sont complets pour le lendemain, mais il reste une place pour aujourd’hui, avec une famille et des gosses… Bon, pas trop mais c’est tout ce que j’ai pour l’instant. Puis j’essaie la petite agence qui est en bas de ma chambre. Juste devant, je croise Pascal, le français que j’avais rencontré en coup de vent à Copacabana. Il me dit qu’il part pour le tour dans moins d’une heure. Merde, c’est trop con, il a l’air super sympa ce gars. Il me présente au couple d’à côté qui part avec lui. En discutant avec eux, j’apprends qu’ils sont réunionnais !!! Putain, ce sont mes premiers du voyage !!! Alors là, pas question que je laisse filer ce groupe, il faut que j’arrive à m’incruster.

J’attends que la nana de l’agence réapparaisse et lui demande si je peux me rajouter au groupe. Elle hésite un peu, ça fait pas mal de changements à la dernière minute. Je lui fais comprendre que ça lui fait des tunes en plus et que ça ne dérange pas les autres qu’il y ait une personne en plus. Ca passe, cool !! Mode efficace enclenché. En 20 minutes, je rends la clef de ma chambre, prends mon sac et le charge sur le toit du 4x4. Je vais retirer de l’argent à deux blocs de là (en prenant juste ce qu’il faut car après c’est passage de frontière), vais acheter de l’eau et des conneries, reviens signer les papiers à l’agence et payer (moins cher que l’autre agence au passage). Le 4x4 va chercher les autres personnes du groupe, pendant ce temps la nana appelle pour qu’on me donne un ticket de bus pour passer au Chili ensuite. Le 4x4 revient, me prend et voilà, on est partis !

La fine équipe est composée de Pascal et Quentin, du couple réunionnais, Romain et Nina, d’un couple de jeunes allemands, Lucas et Maira, et de moi. 5 français et deux allemands donc, ainsi que notre guide, Omar. Pascal voyage seul et est passionné de plongée. Il a déjà énormément voyagé et intègre l’Ecole navale de Brest à son retour en France. Quentin a 18 ans et vient de faire un stage bénévole de quelques mois dans la jungle bolivienne. Romain et Nina voyagent 3-4 mois en Amérique du Sud, avant de repartir à la Réunion. Lucas et Maira sont en vacances.

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