31 Juillet 2013
Premier arrêt, le cimetière de trains. Auparavant, Uyuni était un carrefour ferroviaire important, du fait de la proximité des frontières chilienne et argentine, et des mines d’argent de Potosi. Mais suite à la crise du minerai et à diverses tensions politiques, les locomotives, dont certaines datent du 19ème siècle, ont été abandonnées ici. Etre dans un désert de sel au milieu de nulle part et se promener parmi ces carcasses toutes rouillées et sorties d’un autre temps, c’est complètement irréel !!
On va ensuite à Colchani, un village dont les habitants vivent de l’exploitation de sel. On visite également un petit musée accueillant des sculptures de sel. Puis, nous allons voir de plus prêt les petits monticules de sel que l’on distingue un peu plus loin.
Puis direction l’hôtel de sel à côté duquel on peut voir de nombreux drapeaux flotter. Alors bizarrement, bien qu’il y ait une véritable invasion de français en Bolivie, il n’y en a pas un qui a pensé à mettre un drapeau ici !! Quel manque de patriotisme… Par contre, il y a cinq drapeaux brésiliens… Qu’à cela ne tienne. En bon réunionnais, on fait flotter le t-shirt de Romain sur lequel il y a un beau 974 !!! A zot, la Réunion lé dan l’Salar, représente !!
On s’enfonce ensuite un peu plus dans le salar, ce qui permet au passage de quitter les dizaines de 4x4 qui s’arrêtent en même temps à chaque point d’intérêt (ben oui, un endroit aussi unique, il faut pas s’attendre à être seul…). On reste posés là une heure, pendant laquelle on va manger (avec sel à disposition, trop la classe). Mais surtout on va s’amuser à faire des photos avec la perspective spéciale qu’on a ici. Eh bien ce n’est pas si évident que ça !! On peut vraiment faire des photos géniales, mais avec mon reflex, je n’arrive pas à avoir une mise au point nette à la fois sur le sujet au premier plan et sur celui en arrière plan. Du coup, les compacts des gars feront beaucoup mieux l’affaire. On s’entraîne donc, ce n’est pas encore tout à fait ça… En tout cas c’est marrant à faire.
On remonte ensuite dans le 4x4 et Omar nous amène à la isla Incahuasi (la maison de l’Inca en Quechua), plus connue sous le nom de l’île du poisson. Cette île est située au centre du salar et est recouverte de cactus géants et donc certains sont millénaires. Le cactus le plus haut fait… 9m. Je prends les devants pour pouvoir profiter de ce lieu magique sans l’affluence de touristes. Je parcours les chemins qui mènent au sommet, d’où on se croit vraiment au centre d’une mer de sel. Je prends ensuite mon temps pour redescendre. Encore une fois, ce lieu totalement irréel !!!
On remonte en voiture pour s’éloigner de l’île. C’est la fin de l’après-midi, Omar décide de s’arrêter au beau milieu de nulle part. On descend, la couche de sel par terre forme de parfaits hexagones, c’est troublant. Omar nous fait alors part de ses connaissances scientifiques sur la formation du Salar, avant de nous livrer la légende correspondante, et à laquelle il adhère plus. Puis on recommence à faire nos photos à la con, mieux réussies cette fois-ci. Le soleil se couche doucement, nous sommes envahis d’un profond silence. Mais… Dragon Ball est de retour !!
Une fois que le soleil est couché, on trace vers la montagne la plus proche, au pied de laquelle nous attend notre hôtel de sel. Belle surprise, il fait bon à l’intérieur. Il y a de la bière et une table de billard (mais sans boules ni queues), cool ! On se pose, j’apprends à tout le monde comment jouer au Cheat Head et c’est parties sur parties. On s’entend tous super bien, c’est un excellent groupe. Puis la bouffe arrive. En sortant, on s’aperçoit que le cile est étoilé comme jamais ! Il y a de quoi se sentir privilégié dans ces moments là, après la journée qu’on vient de passer.