28 Avril 2013
Dimanche, je me décide enfin à bouger, après avoir hésité jusqu’à la dernière minute. Je veux aller voir le Parc National de Conguillio, à l’est de Temuco. A l’intérieur du Parc, il y a une marche qui s’appelle la Sierra Nevada, qui offre de beaux points de vue sur le volcan de Llaima et qui évolue parmi les araucarias. Je prends un bus en fin de matinée, 2h pour Temuco. Puis un autre bus de 2h pour Curacautin, un des villages permettant l’accès au Parc National. J’y arrive une fois la nuit tombée. Il fait froid, il y a de la brume, je suis le seul touriste à 50km à la ronde. Je finis par trouver une chambre pourrie chez un habitant. Il y a 6 couvertures sur le lit, ça pèse une tonne. Je lui demande comment on peut aller au Parc National le lendemain. Le parc est à 50km. Il y a un seul bus qui y va à 6h du mat et il s’arrête 12km avant l’entrée. Pour revenir, un seul bus à 19h. Et pour demain les prévisions météo ont changé, il peut y avoir de la pluie, et donc de la neige sur les hauteurs. Bon là, une question trotte de plus en plus dans ma tête : « Mais qu’est-ce que je fous là ??? ». Je sors et trouve l’unique petite cantine qui sert quelque chose à manger. Réflexion faite, je pense que je vais repartir à Temuco le lendemain. Mauvais choix de venir ici, ça doit être la première fois depuis le début du voyage que je me plante… il faut bien que ça arrive à un moment donné.
Lundi, j’arrive donc à Temuco en début d’après-midi. Laura, avec qui j’ai voyagé pendant un moment en Nouvelle-Zélande, a suivi le même itinéraire que moi mais en décalé. Elle est arrivée la veille à Pucon, mais les conditions météo ne permettent plus de faire l’ascension du volcan. Je lui dis que je suis à Temuco et qu’on peut donc se rejoindre là. Elle arrive dans l’après-midi. On va passer deux jours ensemble, à ne pas faire grand-chose, on se pose. Temuco n’est pas vraiment une ville touristique. On visite quand même le musée sur les indiens Mapuche. On va faire un tour au marché d’artisanat et on trouve un petit resto très sympa où on se goinfre d’une énorme parillada, en sirotant un verre de pisco sour. Je sens que je suis encore fatigué, qu’il faut que je me pause. Je ne sais toujours pas ce que je fais après Temuco. J’avais dit à Pao, que j’ai rencontré sur l’île de Pacques, que l’irai la voir à Concepcion. Une allemande qui étudie à Talca et rencontrée quelques jours avant à Pucon m’a également proposé de passer la voir, et je dois être le week-end prochain à Santiago pour un asado avec la bande Makenu, de l’île de Pacques.