9 Septembre 2012
Aaahhh, enfin à Bali !!! Les premières impressions sont bonnes, je sens que c’est quand même un environnement dans lequel je peux me plaire beaucoup plus : une végétation dense et tropicale, qui ressemble à celle de la Réunion, beaucoup de couleurs vives, une chaleur enveloppante et l’océan, une architecture marquée par l’hindouisme et des gens souriant, c’est ce qu’il me faut.
Bon par contre, Kuta, c’est aussi beaucoup, beaucoup, beaucoup de touristes, principalement des surfers australiens… pour le dépaysement, on repassera donc. La plage de Kuta-Legian est grande et belle, certes, mais avec autant de touristes, ça perd de son charme. Ca, et les immenses hôtels qui rivalisent de luxure, qui sentent le fric à plein nez… beau, très beau. Mais bof. Et puis tout le monde qui veut te faire payer beaucoup plus, surtout les taxis et motorbikes. Même si tu sais que c’est pas grand-chose, au final, ça représente pas mal, et c’est chiant surtout. Il va falloir que je travaille ma négociation ! Donc je fais mon petit tour tranquillement, en m’éloignant le plus possible dans les rues.
C’est vrai que Kuta est une ville créée pour les touristes, ça se voit en permanence. Mais en même temps, tout paraît facile et sécurisant, ce qui n’est pas sans être désagréable. C’est juste que ce n’est pas vraiment mon trip. Ca m’énerve de voir autant d’occidentaux venant profiter du confort et du luxe, sans pour autant s’imprégner des autres formes de richesse qu’ils pourraient trouver dans ce pays.
En revanche, très bon souvenir de ma guesthouse ! Excentrée et dans un style beaucoup plus traditionnel. Au début, je suis un peu timide de me retrouver comme étant le seul petit français, entouré d’autant de gens qui parlant anglais si aisément : 5 viennent d’Australie, autant d’Allemagne et un couple d’américains. Finalement, après quelques bières et verres de vodka, tous autour de la grande table dans le jardin, les langues se délient et l’ambiance devient plus familiale. C’est vraiment cool, de ne pas du tout connaître ces personnes, puis, d’un coup, de réaliser qu’on a beaucoup de choses en commun et que le courant passe simplement. La maîtresse de maison nous amène ensuite dans un bar, énorme ! Une véritable ovation à Bob Marley !! Des photos et posters partout, que des chansons de lui of course, bref nickel !
Le lendemain du coup, le matin ne sert à rien, je reste à la guesthouse, un peu mort. Puis, je me bouge quand même jusqu’au centre, pour sillonner les rues à nouveau. Car une fois qu’on fait abstraction des surfers, on évolue dans une ambiance totalement peace, accentuée par la beauté des petites ruelles ponctuées de temples, d’offrandes (et autres studios de tatouage et boui-boui de location de planches et de motorbike…). Je me régale en nasi goreng et en poulet satay aussi (pour 1,5 euros, pourquoi se priver ?). J’engage ensuite un mec pour qu’il me conduise au sud, à Bukit Peninsula. En attendant le rdv, petit massage d’une heure, pour 4 euros, histoire de ne pas être stressé. Et c’est parti donc. Je discute pas mal avec John, qui est très sympa, même si il me fait bien comprendre qu’il peut m’emmener à tous les endroits qu’il faut voir,…
Au bout d’une heure, on arrive à la plage de Padang Padang. Une petite crique, avec beaucoup moins de touristes. Très joli, franchement. Avec la végétation autour et le petit temple, au pied duquel jouent quelques singes.
Puis, on reprend la voiture pour aller jusqu’au temple de Ulu Watu, c’est celui-là que je veux surtout voir. Ce temple surplombe une immense falaise et bénéficie d’un magnifique panorama pour les couchers de soleil (Yes ! bon là il était pas top, mais bon).
Il est également habité par de très nombreux singes, qui ont la sale habitude de voler le moindre objet qu’ils peuvent, genre les lunettes de soleil oubliées sur la tête… Après, il ne fait aucun doute que ce sont les indonésiens qui leur ont appris ça, afin de pouvoir récupérer les objets après, moyennant commission. Je reste donc quelque temps entre les murs du temple, à en prendre plein les yeux et à contempler ces malins petits singes.
Puis, retour le soir à la guesthouse, où il n’y a plus personne. Ca tombe bien, j’ai envie de me reposer plus qu’autre chose…