31 Mai 2013
Vendredi, c’est parti pour une journée aérienne. En Amérique latine, les vols les moins chers sont souvent avec LAN. Et la plupart du temps, il faut rejoindre la capitale du pays où on est avant de prendre un autre avion. Donc pour moi au programme, c’est Salta – Buenos Aires à 11h, 2h30 de vol. Puis Buenos Aires – Lima à 20h, 5h de vol. Puis Lima – Tumbes, au nord du Pérou, le lendemain à 11h, 2h de vol. Je pars donc pour le petit aéroport de Salta bien en avance. L’avion est à l’heure et le vol se passe très bien. Une fois arrivé, entre le temps de récupérer les bagages et le bus pour changer d’aéroport, il se passe presque 2h. M’en fous, j’ai le temps. Je poirote ensuite plusieurs heures à l’aéroport.
20h, heure du vol, enfin ! Mais rien ne se passe, bon. L’hôtesse nous dit que l’avion a un problème technique et qu’on aura plus d’information dans une heure. Pppfff, allez, une heure de plus, ça arrive. A 21h, on nous dit la même chose… Là ça commence à faire chier. A 22h, pareil… A 23h, again !!! Là la tension monte sérieusement !! En plus coup de bol, pile poil aujourd’hui, je suis complètement malade, avec un mal de crâne à m’en taper la tête contre les murs… Un autre avion est affrété, mais uniquement pour ceux qui vont ensuite à Miami, gggrrr. Et nous, ben on est là comme des cons, à attendre. Vers minuit, ils nous disent enfin que le vol est annulé et qu’on doit prendre celui du lendemain. Super, ils n’auraient pas pu nous le dire avant !!! Et moi, ben mon vol du lendemain à 11h, je peux me le foutre où je pense. On repasse l’immigration, sortie du territoire annulée. Récupération des bagages, puis check-in pour qu’ils filent une place pour le lendemain matin aux 8 premiers de la file, et un bon pour une nuit en hôtel au reste du monde. Là, putain d’inorganisation de fou, on passe 2h au check-in, tout le monde passant devant tout le monde, et les agents de LAN ne faisant respecter aucun ordre, n’importe quoi. Ca fait 15h que je suis parti de Salta, j’en peux plus. On finit par une petite heure de bus pour aller au centre. Le seul point positif de tout ça, c’est l’hôtel. Un 5 étoiles, le Sheraton. J’ai une chambre double au 21ème étage de la tour, à 200$ la nuit !!! Donc je me la pète. Il est 4h30 du mat, je m’effondre dans le luxe ambiant.
Samedi 1er, un buffet de malade pour le petit déj, et encore mieux pour le midi, aux frais de LAN bien sûr. Autant de luxe, ça reste très déconcertant. Comment peut-on ne pas avoir de scrupules à avoir autant de luxe, à gaspiller autant, à payer autant, lorsque l’on sait la pauvreté qui sévit dans le monde !!! Ca me dépasse. Mais bon là pour le moment, j’avoue que j’en profite.
Il est 14h, LAN ne nous a toujours pas envoyé le bus qui doit nous amener à l’aéroport. Une fois encore on demande à la réceptionniste, qui nous dit qu’on doit avancer un taxi pour y aller, pppfff fait chier. Je prends donc le taxi avec les deux péruviens avec lesquels j’ai sympathisé. On arrive à l’aéroport peu avant le vol. Suspens, suspens, oui, on va finalement pouvoir le prendre ce putain de vol. 5h de sieste donc. Arrivé à Lima, un steward m’interpelle et me dit que j’ai un hôtel réservé ce soir aussi. Cool. Même chose que la veille donc, hôtel 5 étoiles.
Dimanche, dernière étape, mon vol de Lima à Tumbes. J’arrive ENFIN, 24h en retard, mais enfin !!! On se rend compte de la chaleur et de l’humidité dès qu’on sort de l’avion, putain ça fait du bien. Pao et Caro sont là pour m’accueillir, je suis trop content de retrouver ma Pao. Ca aura été long pour elle aussi ces galères d’avion, étant donné qu’on a pas pu se donner de nouvelles du tout. En plus, elle m’avait fait la surprise d’être sur le même vol que moi entre Lima et Tumbes, celui de la veille que j’ai raté, ayant même fait en sorte qu’on se retrouve à côté dans l’avion, excellent !! Alors faut imaginer sa tête et son état, lorsqu’elle ne m’a pas vu arriver, et que finalement l’avion est parti sans moi… Trop les boules. Enfin, c‘est fini maintenant, on y est.
Elles ont déjà bouqué un tour à la mangrove pour l’aprèm, parfait, je me laisse prendre en main. Le taxi nous amène à un petit port, où on embarque juste tous les 3 et une guide, sur un petit bateau coloré. Déjà, on peut voir des dizaines d’oiseaux dans le ciel.
On va passer toute l’après-midi à naviguer dans la mangrove, c’est très très chouette. Clou du spectacle, on se retrouve à un moment entourés par des centaines d’oiseaux, essentiellement des frégates, dont les mâles gonflent leurs gorges rouges, des pélicans et des hérons. La nature est belle, c’est unique de se retrouver dans ce genre de situation.
Après ça, on va sur une petite île où on marche tranquillement sur le sable en discutant avec la guide. On se pause un peu pour se baigner et ramasser de magnifiques coquillages. On croise un pécheur qui vient relever ses filets. Il est tout fier de nous montrer son butin et nous demande si on veut en acheter. Il est presque 16h, on a la dalle. Allez, un bon poisson bien frais. On le suit jusqu’à sa petite cahute, où il allume un feu et prépare le poisson. Nous, on s’occupe des bananes. On passe un moment très simple et authentiques sur ce petit bout de plage, en dégustant cet excellent poisson. Ce n’est pas sans me rappeler l’Asie, on pourrait très bien être sur la côte cambodgienne.
Lundi, journée tranquille à Mancora, à se promener et à manger des ceviche, un plat typique péruvien à base de poisson cru et de fruits de mer, le tout macéré dans une délicieuse sauce au citron (les petits verts), un régal !! On se renseigne aussi sur les bus qui vont en Equateur, parce que ça a l’air d’être la galère, il y a des grèves. On finit par en trouver un qui part le soir même, on book. C’est parti pour l’Equateur donc !!!