1 Février 2013
Vendredi soir, c’est la fête à Queenstown. J’entends le son de la boîte d’en face comme si j’y étais, du coup je m’endors vers 2h du mat. Mais j’en profite pour continuer ma journée ordi, regardant de quelle manière je vais pouvoir utiliser le temps que j’ai entre aujourd’hui et mon retour dans le coin, pour faire le Milford Sound Track le 22 janvier. Samedi matin, je me décide pour louer une voiture. C’est vraiment le meilleur moyen pour découvrir l’île du sud, et surtout ça me permettra d’être totalement libre, de m’arrêter où et quand je veux, un bonheur quoi !! C’est un budget, mais finalement ça se rattrape bien. L’idée est de dormir en camping (il existe des campings gratuits) et de pouvoir acheter de quoi me faire ma propre bouffe, ce qui revient nettement moins cher. Et puis avec la bouffe et le matériel de camping, ça commence à faire assez lourd, tout dans le coffre, ça sera nickel. Donc c’est parti. Je fais le tour des agences et porte mon dévolu sur une nissan de 2004, pour 37$ par jour. Je vais faire un tour au supermarché pour prendre ce qu’il me manque et voilà, je suis prêt à partir en fin d’après-midi.
Direction le lac de Wanaka, à une heure et demie au nord, en passant par la vallée de Cardrona. Je prends un couple de jeunes allemands en stop à Queenstown et on parcourt cette superbe vallée, avec ses paysages de western et ses champs de moutons ou de vaches. Conduire à gauche n’est pas gênant. Ce qui est plus chiant, c’est qu’à chaque fois que je veux mettre le clignotant, j’actionne les essuie-glace… ça passera. Et puis la voiture c’est une automatique, il n’y a avait pas de manuel. Ca fait un peu papi, mais c’est reposant et ça permet de profiter du paysage. Je lâche mes passagers à Wanaka, passe au centre d’information et continue un peu au nord vers le camping d’Outlet Bon, celui-là n’est pas gratuit, raté pour une première. Mais il est sympa, avec vue sur le lac et des petits sentiers un peu partout. Je pose la tente et repars faire un petit tour en ville. Rien de très transcendant, c’est un peu mort… Je reviens donc passer le reste de la journée au camping.
Dimanche matin, je prends mon temps pour ranger mes affaires et vais jouer un peu de ukulélé au bord du lac. Je passe ensuite aux bureaux du DOC (l’organisme qui gère les parcs nationaux), pour leur demander si on peut camper dans le Parc National de Mt Aspiring, qui est juste à côté. La femme me dit qu’on peut faire du free camping dans le parc, à condition d’être à plus de 500m des gîtes et à plus de 15m des sentiers, parfait !! Je prends la carte, c’est parti pour une petite rando dans le Parc.
Dimanche matin, je prends mon temps pour ranger mes affaires et vais jouer un peu de ukulélé au bord du lac. Je passe ensuite aux bureaux du DOC (l’organisme qui gère les parcs nationaux), pour leur demander si on peut camper dans le Parc National de Mt Aspiring, qui est juste à côté. La femme me dit qu’on peut faire du free camping dans le parc, à condition d’être à plus de 500m des gîtes et à plus de 15m des sentiers, parfait !! Je prends la carte, c’est parti pour une petite rando dans le Parc.
Normalement, on met une heure pour y aller. Je mettrai plutôt deux heures, les trois quarts de la route étant en fait une route de graviers, sur laquelle de minuscules et multiples ravines te font regretter de ne pas avoir de 4x4. Je suis tout de même fier d’avoir fait des pointes à 40km/h !! Il y a énormément de moutons et de vaches dans les champs, ainsi que des chevreuils parfois. Ca me donne faim toutes ces bestioles, je m’arrête au bord de la rivière pour manger un bout. Pour le côté isolement on repassera, je suis entouré de 3 vaches et de 7 veaux, ça sent la conspiration.
Une fois arrivé au parking de la vallée ouest de la rivière Matukituki, je fais mes affaires et pars pour 2h de marche en direction de Aspiring Hut. Les paysages sont très beaux, même si ça ne vaut pas le Routeburn Track. Je m’y sens bien dans ces montagnes. Je trouve le coin idéal pour camper. Proche d’un ruisseau, à l’abri du vent, vu sur la vallée et sur les sommets enneigés, parfait. Dès que j’ai fini, attaque de sandflies !! Les connasses, je me réfugie dans ma tente, osant de temps en temps sortir la main pour faire ma bouffe.Elles sont des dizaines, assoiffées, collées à ma moustiquaire. Un mec m’appelle, c’est Michel, un luxembourgeois qui veut savoir si c’est autorisé de camper dans le coin. Je lui explique. Je retourne à ma bouffe, de la bonne viande d’agneau hachée, puis je remonte le ruisseau qui est juste à côté pendant une petite heure. Très beau ce petit ruisseau, avec ce chaos de rochers et de branches. Je reviens à ma tente sur le coup de 21h30. Michel m’invite à prendre le café un peu en contrebas, là où il n’y a pas de mouchettes. Les nuages commencent à recouvrir les sommets, il est prévu que le temps se gatte un peu demain.
Effectivement… J’ai super bien dormi cette nuit, mais au réveil c’est le déluge !! Et il a plut tout la nuit. Là, c’est nettement moins drôle. Vu les nuages et l’intensité de la pluie, il va pleuvoir toute la journée. Pas de rando plus loin pour voir le Mt Aspiring donc, petit déj, branlebas de combat pour faire les affaires et revêtir les vêtements chauds et de pluie. Puis 2h de marche sous une pluie constante. On s’y habitue, et c’est excellent de voir à quel point les paysages changent. Des cascades apparaissent partout, les ruisseaux deviennent des torrents, et la rivière Matukituki ‘en parle même pas. Une telle puissance !! Ce qui m’inquiète tout le long du retour, ce sont les 7 radiers que j’ai traversé en arrivant, et qui maintenant doivent être très difficilement franchissables. J’arrive au parking, les fringues complètement trempées. Je me pose un peu, prend un café avec un tchèque qui est arrivé pour camper hier soir et qui va devoir attendre toute la journée avant que le temps ne s’améliore. Michel arrive ensuite.
Après avoir réorganisé toutes les affaires, on se décide tous les deux pour aller voir si on peut faire la route de retour. Les premiers radiers sont pas évidents, mais ça passe. Au quatrième, la voiture de Michel stoppe net. On tente de la pousser, de a redémarrer, rien à faire. Trop d’eau s’est infiltré par son aération, pour ensuite aller jusqu’aux bougies. On met sa bagnole sur le côté et on continue. On vérifie mon moteur avant, mon aération est en hauteur par rapport à la sienne, ça devrait aller mieux. Le dernier radier est beaucoup plus impressionnant que les autres, mais pas moyen de faire machine arrière. J’y vais, et ça passe, hhiihhaa !! Puis, s’en suit l’interminable route sur graviers, avant de retrouver une route normale. 2h30 après être partis, on arrive à Wanaka, on va prendre un café et on passe au centre d’information pour savoir où Michel peut trouver une dépanneuse. Après quelques essais, on finit par trouver. Je le laisse donc continuer seul sa journée galère.