1 Janvier 2013
1er janvier 2013, on se réveille sur l’île. On a notre bateau de retour sur le continent vers 11h-12h depuis l’autre côté de l’île. On va à côté du petit marchand de fruit sur la plage et on demande si on peut trouver un scoot pour y aller. Quelques coups de fil et un petit quart d’heure à attendre, à jouer avec son gamin. On prend ensuite les devants, l’heure tournant. On repart vers le sentier qu’on a pris pour venir la veille et on le remonte. En haut, le cousin du gars nous attend avec son scoot. On monte tous les deux derrière lui et c’est parti. On mettra plus d’une demi-heure à y aller, les route étant bien caillouteuse par moment. Et puis surtout, il passe devant l’endroit où est notre bungalow et ne s’arrête pas, on se dit qu’il y a peut être une autre route pour y aller. Bon, au bout d’un moment ça fait vraiment loin. Je l’arrête et tente de lui expliquer. En fait il voulait nous amener à l’autre bout de l’île, à des bungalows qui ont quasiment le même nom que les notre. Demi-tour, puis petite marche pour finir. On arrive, fait les sacs, paye la note (20$ de moins que ce qui était annoncé après avoir recompté…), et on prend le petit bateau pour monter sur le gros. Encore un peu d’attente, et ça y est, c’est reparti pour 2h de bateau.
Une fois arrivés au port, on négocie le moto-drop pour aller à la gare de bus. On veut trouver un moyen de partir à Kampot direct, pour éviter de passer une nuit de plus à Sihanoukville. Les bus ne partent que le matin. A la gare, attaque de taxi drivers. On va checker si il n’y a vraiment pas un bus ou un minibus qui part dans l’aprèm, keudal. Bon, on ne sait pas trop. Je propose à Katja de voir avec les taxis. Si on a un taxi pour 20$ au lieu des 40$ annoncés, ça ne fait que 8$ de plus chacun par rapport au bus, et puis ça serait quand même mieux d’y être ce soir. Les négociations commencent, je suis ferme, c’est 20$ ou rien. On est les seuls clients de la journée, c’est un avantage pour nous. Un d’entre eux accepte, entraînant la colère des autres taxi-drivers parce qu’il a accepté un tarif trop bas alors qu’ils se mettent d’accord pour ne pas le faire. Bon, nous on s’en tire bien. Le taxi arrive un peu après, et sur la route on récupèrera deux cambodgiens qui partagent le taxi (c’est pour ça qu’il a accepté, ya 4 personnes dans le taxi).
On est bien content, surtout que c’est très confortable et qu’on peut bien regarder le paysage. Après plus d’une heure de trajet, le taxi nous dépose dans la rue où nous avions repéré des guesthouse. On trouve notre bonheur, belle chambre, balcon, proche du centre, nickel. On est déjà en fin d’aprèm, ça passe vite. Katja va acheter de quoi se faire des pti déj au petit truc d’en bas, pendant ce temps là je prépare l’apéro, il faut finir le fromage et le saucisson, qui font un peu la gueule. Petite bière Angkor pour accompagner tout ça et voilà, l’apéro des champions. On restera posés à l’hôtel ce soir là.
Mercredi matin, on loue un scoot à l’hôtel. L’idée est de partir en direction du Parc National de Bokor, qui comprend une station climatique construite dans les années 20, pendant le protectorat français. On emprunte le vieux pont français et cap à l’ouest donc, vers les montagnes. On met une heure à en atteindre le sommet, accessible par une route toute neuve. Jamais vu une route pareille au Cambodge, c’est un régal de conduire là-dessus. On ne se rend pas compte du tout qu’on monte, par contre il faut être vigilant aux bourrasques de vent ! On arrive à une grande statue où on se pose. Deux gros rocs voisins invitent à l’escalade. On visite aussi un bâtiment colonial proche.
On reprend le scoot, roulant désormais sur la crête de la montagne. Au bout, au détour d’un virage, on tombe nez à nez avec un énorme complexe hôtelier, très récent ! Enorme contraste avec les vieux bâtiments du coin et avec l’environnement dans lequel il se trouve !
Un peu plus loin, on s’arrête à un temple très joli, d’où on peut jouir d’un très beau panorama sur la plaine et la côte en contrebas.
On va ensuite vers les principaux sites historiques de la station climatique. La petite église catholique, de style roman, est recouverte d’un étrange lichen orange qui en accroît l’authenticité.
A 500m, le Bokor Palace, un grand hôtel/casino ouvert en 1925. M’enfin déception, le bâtiment, qui était recouvert de lichen orange, a entièrement été rénové. Ce qui fait qu’il ne paraît pas vieux du tout et est un peu moche…
On continue donc, apercevant de vieux bâtiments un peu plus loin. Il s’agit en fait d’une ancienne résidence du roi, qui y séjournait lorsqu’il venait jouer au casino. La station climatique représente un site stratégique, qui fût conquit par les Khmers Rouges en 1972. Plus tard, en 1979, les vietnamiens interviennent et chassent les Khmers Rouges. Et ici, pendant plusieurs mois, les Khmers Rouges étaient retranchés dans l’église, et les vietnamiens les mitraillaient depuis le Bokor Palace.
On quitte ensuite les lieux pour se diriger vers les chutes de Popokvil, non loin d’ici. Il n’y a quasiment pas d’eau, mais le site est joli.
Trois cambodgiens s’amusent à faire une séance photo, c’est trop marrant. Lorsque je décide de prendre une douche sous le seul filet d’eau qu’il y a, ils se joignent à moi et on est reparti pour une nouvelle séance, trop drôle. Ils nous offrent une bière, on discute un peu, avant de repartir.
On retourne manger à côté de la grande statue du début, puis on redescend la montagne, en deux temps trois mouvements. Une fois en bas, petit détour par le zoo Tek Chhou. Je ne suis pas très zoo, mais c’est Emiliano, l’italien, qui m’en a parlé. Il y a fait des photos pour le zoo et elles sont magnifiques. Et puis j’ai envie de voir des gros chats, tout autant que de voir les conditions dans lesquelles les animaux sont retenus, même si la plupart d’entre eux ont été sauvés des trafiquants.
Les premières cages sont celles des Gibbons, noirs et blancs. Ils ont un regard tellement innocent, et la taille de leurs bras est impressionnante. Plus loin, la cage du léopard, qui restera proche de nous, mais de l’autre côté du grillage bien sûr. C’est trop beau, comme un gros chat, je craque ! Je craque aussi pour le tigre que l’on voit juste après !! Lui il est beaucoup plus vif et imposant. A un moment il va se baigner dans son bassin, s’exposant ainsi sous une belle lumière. Magnifique, jusqu’au moment où, étant joueur, il bondit dans ma direction alors que je le prenait en photo, eh ben putain ça surprend !!
On continue de marcher, entre les cages de crocodiles, de vautours, toukan, aigle, éléphants, … qui ont tous l’air bien tristes quand même. Et puis cet endroit bizarre avec de vieux jouets, un vieux carrousel, un décor de fête foraine abandonnée à la Carnivale. On finira par la cage du lion, tout rachitique et qui attend désespérément qu’on vienne lui donner à manger.
On revient ensuite à Kampot, on se pose boire un verre à la terrasse d’un café situé le long de la rivière. Cette ville de Kampot est très sympa, de l’espace, quelques bâtiments coloniaux, une ambiance paisible. On va un peu plus loin pour manger une soupe de riz dans la rue, excellent ! Et puis ils font aussi du jus de fruit frais et des desserts khmers ! Alors ça, les desserts, j’en ai rarement vu dans la rue jusqu’à maintenant. Je teste, et c’est mortel !! Il y a un morceau de chacun des trucs qu’il y a sur l’étal, à base de patate douce, de citrouille, de gélatine, de lentilles, le tout baignant dans du lait de coco avec un peu de lait concentré et beaucoup de glace, un régal ! Après ça, on décide de se faire une séance de massage shiatsu, pratiqué par des aveugles. Bon, eh ben on a pas eu de chance, c’était pas terrible du tout, ça arrive. On repart ensuite à l’hôtel, content de cette journée où on a pu faire plein de choses.
Jeudi , on part à Kep en début d’aprèm. Mais avant ça, on profite d’avoir encore le scoot la matinée pour aller au marché de Kampot. Il est génial ce marché !! Extrêmement dense, couvert, des allées et des stands dans tous les sens, et tous les sens en ébullition. Couleurs vives des fruits, crevettes et pyjamas, odeurs du sucre de palme, du poivre, du tabac et du poisson, brouhaha permanent mais léger, en fond. Des enfants un peu partout. Le poivre de Kampot est particulièrement réputé, l’un des meilleurs du monde. On y passe une heure et on revient avec une bâche, des cordes, du tissu, du poivre, des fruits, 500 grammes de sucre de palme en pâte (qu’on n’arrivera jamais à finir…) et de quoi manger pour midi. On se pose à l’hôtel en rentrant, puis bus pour Kep.
Kep, petite station balnéaire agréable, n’est située qu’à trois quarts d’heure à l’est de Kampot. Au départ, je voulais y aller parce que de là on peut rejoindre l’île du Lapin, connue comme étant plus authentique que Koh Rong et distante de seulement 25 minutes depuis la côte. Mais bon finalement je préfère garder des jours pour plus tard, et puis la plage on a déjà été il n’y a pas si longtemps. Une nuit à Kep donc. Une fois arrivés, on se met à la recherche d’une guesthouse mais tout est plein ou trop cher. Pour une fois, on fait confiance au touk-touk driver qui nous dit qu’il connaît un endroit bien pour 6$. Et on a bien fait, l’endroit est très plaisant. Grand, donne sur la mer, des hamacs partout, à deux pas du marché aux crabes. Il faut juste faire abstraction des travaux de rénovation toute la journée. Ok, done. On s’y pose n’en bouge pas de toute l’aprèm, relax.
En fin d’aprèm, Mister T, le touk-touk driver (qui est en fait le cousin du gérant de l’hôtel), nous invite à se joindre à eux et à prendre un verre de whisky. Alors ce qu’ils appellent whisky ici, c’est n’importe quel alcool fait avec n’importe quoi en fait. Là en l’occurrence, il s’agit d’alcool de banane, spécialité de la région éloignée de Pursat. En plus dedans il y a du poivre, du piment et de l’ail. Et ben ça arrache !! Ca passe mieux en rajoutant de l’eau de coco, mais Mister T n’arrête pas de vouloir trinquer ! On restera toute la soirée sous ce petit kiosque. Mister T doit partir, on reste avec une américaine qui vient d’arriver et qui enseigne l’anglais à Kep, une anglaise qui est chirurgienne ici, et son fils. Il y a aussi Tara, un canadien né en Thaïlande et d’origine cambodgienne, et son cousin resté au cambodge, qui ont débarqué en bagnole comme ça, avec du rhum et des crabes. Très bonne soirée, donc je ne me souviens pas des derniers moments…
Le lendemain, énorme gueule de bois. Du whisky et du rhum il y en avait beaucoup et par contre sur les petits crabes, on ne mange pas beaucoup, même si on s’est aussi enfilé un énorme poisson grillé au passage. Je suis complètement au radar, je n’ai plus l’habitude. Après plus de deux heures à essayer d’émerger, on bouge finalement au marché qu’il y a à 2 minutes. Kep est réputé pour ses crabes, donc on va au petit marché aux crabes.
On va ensuite dans un petit resto à côté, où je déguste un délicieux crabe de Kep au poivre de Kampot !!
Et voilà, on a juste le temps de revenir, faire nos sacs et bouger jusqu’à la grosse route pour choper le bus. Celui-ci passe une demi-heure plus tard et nous arrêtes à un autre arrêt, 2 minutes plus loin, toujours à Kep. On descend, les gars regardent le moteur et sous le bus, mauvais signe… Bon, le bus ne partira pas, il faut en attendre un autre, merde. On se prend un café glacé, puis on bouge vers la petite plage.
On sympathise avec les touk-touk drivers, super sympas ! Je propose à l’un d’entre eux de l’amener à Phnom Penh pour 60$ ; cheap, cheap ! Bref on s’amuse un peu, on partage une mangue verte, on discute, et voilà notre nouveau bus qui arrive.
Kampot et Kep, deux destinations vraiment agréables permettant de découvrir plein d’endroits différents et de se reposer.
Kampot et Kep, deux destinations vraiment agréables permettant de découvrir plein d’endroits différents et de se reposer.