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Un an de voyage, Carpe Diem !!!

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Mancora - Lima 27 Juin - 02 juillet – Playa et capitale

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Je passe la frontière entre l’Equateur et le Pérou le 27 juin vers 3h du mat. Le gars assis à côté de moi, super sympa, me réveille vers 7h, pour me dire qu’on est arrivé à Tumbes. Tête dans le cul, je rassemble mes affaires et descends du bus, le gars descend au même arrêt. Je me réveille un peu et réalise qu’on est au bord de la route, pas dans la station de bus. Je lui demande, et il me dit « oui, bien sûr que le bus continue jusqu’à Mancora ! »… « Ah, ah bon ? Ah ben merde, c’est là que je vais moi… ». En fait je voulais m’arrêter à Tumbes parce que j’étais persuadé que le bus n’allait pas plus loin, j’ai même pas demandé. Et ben si, il y allait. Bon… c’est con. Du coup on marche 4-5 blocks et il me trouve un minibus qui va à Mancora dans 10 minutes. Il m’offre un café au coin de la rue puis je monte dans le van. Plus qu’une heure et demi de trajet et je serai enfin arrivé, après avoir quitté Canoa il y a environ 18h…

Une fois à Mancora, je trouve l’hôtel Kokopelli, où sont les 4 suisses, les autres, celles à qui j’avais dit au revoir à Quito avant d’aller au Cotopaxi. Le reste de la journée, j’ai deux de tension, alors ça va pas être très mouvementé. Je sympathise aussi avec Michael, Antone et Benoît, trois français. Le premier fait un tour du monde dans le sens inverse du mien, les deux autres bossent au bar de l’hôtel et sont en Amérique Latine depuis plusieurs mois. Ils sont plus jeunes, mais le courant passe bien et ils jouent bien au ping-pong. Et puis ça fait du bien quand même de parler français de temps en temps. Un petit tour à la plage, il fait grand soleil ici comparé à Canoa. En revanche, il y a du vent et l’eau est carrément plus froide. Journée et soirée repos donc, malgré le fait que le Kokopelli soit un hôtel fiesta, avec bar, piscine, musique en permanence, … L’ambiance est totalement différente par rapport à Canoa !! Comme dans beaucoup d’hôtels backpacker « party », il est possible de bosser pour l’hôtel (au bar, pour nettoyer les chambres, faire la bouffe), en contre partie de la gratuité du logement et de réduction sur l’alcool et la bouffe. Du coup, tu te retrouves avec un staff composé de voyageurs qui se posent pendant plusieurs semaines, et qui en profitent généralement pour se bourrer la gueule et se défoncer tous les jours. Et là, les membres du staff sont quasiment aussi nombreux que les clients. C’est assez particulier comme ambiance. Genre se faire proposer de la coke et de la beuh tout le temps quand tu marches dans la rue, ça va un moment. Enfin, ce n’est qu’une étape pour moi.

Vendredi, je décide de tout de même rester une journée de plus. Il fait super beau et chaud et j’ai peur que ce ne soit plus vraiment le cas lorsque je vais descendre vers la Bolivie. Aussi, je m’entends super bien avec les suisses et les français. Et puis c’est bien de se poser un peu et de ne pas enchaîner direct sur un autre bus de nuit. Sans oublier que le ceviche est vraiment délicieux et copieux ici !!! Un jour de plus à la plage donc. Le soir, soirée masques à l’hôtel, c’est marrant.

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Samedi matin, je croise les 3 suisses de la jungle à nouveau. Elles rejoignent le reste du groupe pour quelques jours. Moi, je prends mon bus pour Lima en milieu d’après-midi. Allez, c’est parti pour un autre bus de nuit !!

J’arrive à Lima dimanche matin, après 18h de trajet. Un taxi m’amène à l’hôtel Pariwana, qui m’a été conseillé par Pao. L’hôtel est très agréable, il y a un espace commun sur le toit. Il est aussi idéalement placé, dans le quartier de Milaflores. Je sais pour avoir entendu des histoires de travellers que Lima peut craindre pas mal, donc j’ai préféré assurer et être dans un quartier sûr. En face de l’hôtel, un joli petit parc qui a la particularité d’accueillir des dizaines de chats, j’adore !!

Lima est la capitale du Pérou. En général, je n’aime pas trop rester longtemps dans une capitale, à moins de me sentir bien dans le quartier où je vis. Là, j’ai vraiment envie de rester juste deux jours. Je n’ai pas beaucoup de temps au Pérou si je veux être à La Paz lorsque Pao arrive, alors je préfère concentrer le séjour à Cuzco. Lima est bien entendu une très grande ville (9 millions d’habitants), enveloppée à cette époque de l’année par un brouillard blanc et mystérieux. Au 16ème siècle la Cité des Rois fut gouvernée par Francisco Pizarro, le conquistador espagnol qui mena le combat contre les Incas, lors de la conquête du nouvel empire. Au 19ème siècle, la ville fut détruite par un terrible tremblement de terre. Puis, elle fut occupée par les chiliens, lors de la guerre du Pacifique. Puis un tremblement de terre à nouveau dans les années 40, et les attentats du groupe terroriste Sendero Luminoso dans le quartier où je suis dans les années 90. Mais la Cité renaît toujours de ses cendres, et est aujourd’hui une ville tournée vers l’avenir.

Je ne perds pas de temps et part visiter un peu pendant l’après-midi. Je commence par aller au marché qui n’est pas loin. Je tombe bien, on est dimanche et il y a un espace où l’on peut découvrir des plats typiques du Pérou, juste aujourd’hui. Je prends une espèce de cabri en ragoût, avec du riz, des pommes de terre, des haricots, copieux et gouteux. Je prends ensuite un bus pour atteindre le quartier de Barranco. Je prends ensuite un bus pour rejoindre le centre historique de Lima. Je pars sans l’appareil photo, pour deux raisons : je n’ai pas envie de faire le touriste, mais juste de me promener, un peu comme n’importe qui ; aussi, ne rien avoir sur soi est la meilleure manière de ne rien se faire voler. Il n’y a pas grand monde dans les rues, c’est pas plus mal.

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J’arrive à la Plaza de Armas (alors faut savoir qu’au Pérou, c’est simple, les places centrales de toutes les villes s’appellent Plaza de Armas). La place est grande et aérée, elle accueille en son centre une superbe fontaine du 16ème siècle. Elle est entourée de bâtiments coloniaux aux couleurs jaunes, aux armatures en bois et agrémentés de superbes balcons de style mauresque. En face, le palais du gouverneur, de style baroque. Il est midi. Comme chaque jour, c’est l’heure où la garde royale change, au rythme de la fanfare, qui joue un peu de tout et n’importe quoi. C’est sympa à voir, surtout lorsque les soldats font le pas de l’oie, mais c’est quand même assez lent… Je continue donc ma visite en entrant dans la cathédrale de Lima, impressionnante. Là encore, la surcharge du style baroque. Il y a une douzaine d’énormes sculptures en bois représentant diverses figures religieuses. Il y a également le coffre renfermant les restes du corps de Francisco Pizarro. D’ailleurs, les ossements n’étaient dans un premier temps pas les bons… un ouvrier trouva les bon bien des décennies plus tard. Je fais ensuite un tour du côté des églises de Santo Domingo et de la Merced. Puis, je rejoins une visite guidée du Monastère de San Francisco. J’ai vraiment adoré cet endroit. L’architecture est beaucoup plus sobre que la cathédrale, je préfère. Les murs sont blancs et les contours sont rouge carmin. Et avec toutes ces structures en bois sombre, ça donne toute une ambiance. J’aime particulièrement la bibliothèque, qui accueille des milliers d’œuvres, dont certaines sont vieilles de plusieurs années. Des escaliers en colimaçon, des échelles en bois, des murs entiers composés de couvertures poussiéreuses et de pages jaunies… c’est simple, je suis exactement dans une version miniature du cimetière des livres décrit dans le roman « Shadow of the wind », de Ruiz Zafon, que j’ai lu il n’y a pas longtemps. On continue la visite, découvrant une fabuleuse coupole mauresque réalisée en cèdre, et d’étonnantes peintures. Enfin, la visite se finit par les catacombes, où environ 70.000 corps ont été déposés.

Je vais ensuite me promener dans les rues plus éloignées de la place centrale. J’arrive notamment sur la place San Martin, connue pour la fontaine qui siège en son centre. Sur cette fontaine, José de San Martin, comme dans toutes les grandes villes d’Amérique du Sud. En revanche, celle-ci est unique car elle a aussi une sculpture de la Père Patrie du Pérou. On voulait lui mettre des flammes sur la tête. Sauf qu’en espagnol, le même mot désigne « flamme » et « lama »… du coup, les sculpteurs on sculpté un joli petit lama sur la tête de la dame… Trop bon !! A mon avis ils ont été virés dans la foulée ! Une fois mon petit tour terminé, je vais jouer un peu avec les chats du parc, puis je rentre à l’hôtel où je reste tranquille. Je voulais aller au Palacio de Agua, voir les grandes fontaines éclairées lors du spectacle son et lumière, mais j’ai franchement la flegme.

Lundi, c’est lundi, donc c’est plus dimanche (jusque là, ça va). Du coup, les commerces sont ouverts. Je peux donc me mettre à la recherche d’un dentiste, pour réparer cette foutue dent que je me suis pétée dans la jungle. Je cherche, je cherche, nada… dans une pharmacie, non elle ne connaît pas, je continue. Cinq minutes plus tard, un mec m’interpelle dans la rue. « Vous cherchez un bon dentiste ? ». « Euh, oui, comment vous savez ça ? ». La serveuse de la pharmacie lui a demandé si il en connaissait un, et il a couru pour me rattraper, sympa. Il me recommande un très bon dentiste qui ouvre à partir de 15h et me dit de signaler que je viens de sa part, « de la part de Jesus »… A ce moment je ne pense qu’à une chose, « Merci mon Dieu !! ».

Comme j’ai le temps avant le dentiste, je prends un bus qui va au quartier de Barranco. Ce quartier a su préserver une architecture ancienne. Il fait un temps magnifique, les parterres sont fleuris et les rues sont agréables, grâce aux couleurs vives des casonas, ces petites maisons qui témoignent du siècle passé. J’arrive au pont des soupirs, un joli pont en bois réputé pour être le point de rendez-vous des amoureux. J’emprunte la jolie petite rue pavée qui passe sous le pont et arrive au point de vue sur la côte. Je m’arrête également dans le coin pour manger un truc. C’est cher, donc un leche de tigre (petit mais délicieux) et un pisco sour suffiront. Je repars ensuite à Milaflores pour mon dentiste. Le Monsieur recommandé par Jésus fait un boulot formidable. Ma dent est comme neuve, et ça ne m’a coûté que 15 euros !! Pour parfaire cette belle journée, il ne me manque plus qu’une chose. Je veux profiter d’être à Lima pour trouver les deux suites que Ruiz Zafon a écrit après Shadow of the wind, en anglais. Si je ne trouve pas ici, c’est mort. Je fais quatre librairies, nada. Surtout qu’à chaque fois j’ai droit à des indications à la sud-américaine : non, mais peut-être dans l’autre, tu prends la rue là, 3 blocs puis à gauche, deux blocs, … pour rarement se retrouver au bon endroit. A la dernière, elle a un des deux bouquins en anglais, yes !! Je vais retirer et je reviens, entre temps elle a aussi trouvé l’autre suite, trop cool !! Je passe ensuite la soirée à l’hôtel, en compagnie de français et d’un belge, tous profs ne bossant que 6 mois par an et voyageant le reste du temps, le rêve !!

Mardi, grasse mat, pti déj copieux, sourire plein de dents devant la glace et parc à chats. J’hésite encore sur le fait de faire une escale à Huacachina sur la route vers l’est, pour aller jouer dans les dunes de sables et faire le hippie. Mmhh, finalement non. Je galère ensuite un peu dans les transports en commun pour rejoindre une compagnie de bus, sans prendre de taxi. Il est 17h, mon bus quitte la capitale du pays, pour rejoindre la capitale de l’Empire Inca : Cuzco.

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