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Un an de voyage, Carpe Diem !!!

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Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!

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Nuit de lundi à mardi, dans le bus. Normalement je ne dors que quelques heures dans le bus de nuit. Mais là, j’utilise le coussin gonflable que je me trimballe depuis la Nouvelle-Zélande et que je n’ai pas encore utilisé. Eh ben révolution, on dort comme un bébé avec ça !! On arrive vers 7h à Lago Agrio, un village perdu dans la jungle et qui vit de l’exploitation pétrolière, et la porte d’entrée de cette partie de la jungle. Avec un couple d’anglais et un argentin, on décide de ne pas payer le taxi pour aller à l’hôtel où on a tous rdv avec nos guides. Ca fera du bien de marcher après une nuit de bus. Bon, on galère quand même à trouver, c’est à l’autre bout de la ville… Je sympathise bien avec Drew et Abi, qui font également un tour du monde et qui sont parti depuis autant de temps que moi. Vers 8h30, Diego, notre guide, arrive. On embarque dans le minibus pour deux heures et demie de trajet. Puis, encore deux heures de bateau pour atteindre notre lodge, la Guacamayo Ecolodge, perdue au beau milieu de la jungle, à seulement quelques dizaines de kilomètres de la frontière colombienne.

A peine dans le bateau, une pluie diluvienne se met à tomber !! On sort les punchos et on prend gentiment notre douche. Moi perso ça ne me dérange pas, une pluie tropicale comme celle là, j’adore !! On navigue sur cette petite rivière marron dont les eaux rejoignent la grande Amazone. De part et d’autre, un enfer vert impénétrable, qui fait plutôt figure de paradis à mes yeux. Une telle densité végétale, c’est juste parfait. On s’arrête à plusieurs reprises pour observer les animaux que le regard acéré de notre guide (et le mien aussi, vu qu’une fois sur deux c’est moi qui les vois en premier…) débusque. Des petits singes Capuci qui sautent de branches en branches, un paresseux, des hérons et perroquets, deux dauphins roses. On peut dire qu’on est gâtés pour une première journée.

Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!
Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!
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Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!
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On arrive au lodge pour manger. Au passage, je retrouve Ania, Axelle et Kayna, trois des suisses que j’avais rencontré à Quito avant. Elles sont arrivées un jour plus tôt et restent le même temps que moi ici. La lodge est située en bord de rivière. Des passerelles relient les bâtiments entre eux et il y a une tour d’observation pour les oiseaux. Tout est en bois, tout est vert aux alentours, génial. Notre groupe est composé de 11 personnes. Je sympathise plus avec les jeunes : le couple d’anglais, un couple d’américains, les deux hollandais avec lesquels je partage le dortoir. On passe l’après-midi à glander dans les hamacs de la partie commune.

Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!

Un peu avant l’heure du coucher de soleil, Diego nous amène à la grande lagune, un peu en aval du cours d’eau. Cet endroit est d’une telle beauté, d’une telle sérénité !! On est en pleine saison des pluies ici, alors le niveau de l’eau est haut. Les arbres que l’on peut voir au centre de la lagune sont centenaires. Leurs racines peuvent faire jusqu’à un kilomètre de long, pour aller chercher l’air là où il se trouve. La nature est vraiment impressionnante. Bon, si on est là, c’est pour nager. Maintenant, on est quand même dans la jungle et il y a des bestioles très accueillantes dans le coin, du style caïmans, anacondas et pyranhas. Diego prend les devants, il offre une bière au premier qui saute. Bim, ni une ni deux, je suis à l’eau !! Elle est super bonne, un vrai bonheur de nager ici. Presque tout le monde est à l’eau, on s’amuse comme des gamins, à la lueur du soleil couchant.

On retourne ensuite au lodge pour un délicieux diner. Dans notre dortoir, le dortoir « Anaconda » ; on fait la rencontre de Bobby. Bobby, c’est notre nouvel animal de compagnie. Ce n’est pas un chat, non non, c’est une tarentule, qui se promène tranquillement dans la salle de bain. Bon en même temps il va falloir s’habituer, c’est la jungle ici Bobby n’est en fait qu’un bébé, sa maman est sur le plafond de la terrasse où on mange, et ses copines sont pas loin…

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Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!
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Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!

Mercredi, on repart vers la grande lagune pour aller faire une marche dans la jungle de quelques heures. Très belle ballade, où on verra pas mal d’araignées (pour changer), des scolopendres énormes, des fourmis porteuses de feuilles, des feuilles (ça tombe bien), des termites, des grenouilles, des aras, un toucan, et toujours cette végétation aussi belle et dense. Des abeilles aussi, qui n’ont pas trop aimé que je grimpe sur la liane juste à côté de leur essaim… On passe également la ligne de l'équateur. C'est tellement cool de se promener dans cet univers vert!!

Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!
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Une fois de retour aux barques, il va falloir qu’on retourne à la lodge à la rame. On fait donc deux équipes, la course est lancée !! Mine de rien, c’est pas évident de coordonner les mouvements de tout le monde pour aller tout droit. On passe plutôt en mode anaconda : dérive à gauche, rétablissement, dérive à droite. Dérive à gauche, rétablissement, dérive à droite. C’est pas très académique, mais ça marche. Mieux pour nous que pour l’autre barque en tout cas !! Et ça pagaie, ça pagaie, ça pagaie. On mettra environ 1h30 pour revenir à la lodge, où un délicieux repas nous attend en guise de récompense. Après une activité aussi sportive, repos – hamac – cheat head pendant toute l’aprèm. Et ça tombe bien, il s’est remis à pleuvoir.

Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!

Le temps se découvre enfin vers 17h, pour que l’on puisse aller se baigner dans la grande lagune. On réveille le guide et c’est parti. Une fois à la lagune, on retrouve une dizaine d’autres bateaux, venant des autres lodges disséminées dans la jungle. Parmi eux, mon sosie, dont les filles suisses ont fait la rencontre un peu plus tôt dans la journée. Bon, moi je ne le vois que de loin, difficile de juger. Cette fois-ci, Diego, le guide, offre une bière au premier qui saute à poil !! Mmhh, j’hésite là quand même. Mais pendant ce temps là, un des deux australiens qui ont rejoint le groupe ce matin est déjà en train de se dessaper, et il gagne la bière. On joue comme des gosses, à sauter depuis la barque. Puis, contemplation du coucher de soleil et des reflets huileux de la lagune, un moment magique.

Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!
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Suite à ça, on repart vers le sentier où on était le matin, pour une marche de nuit, ce qui permet d’observer une faune complètement différente. Sans grande surprise, l’essentiel de ladite faune est composée de nos copines les araignées. Je trouve aussi une espèce de sauterelle, mais genre énorme !! Il y a aussi ces toutes petites grenouilles, celles qui ont l’air tellement inoffensives, malgré le fait qu’elles soient venimeuses… Et puis clou du spectacle, on que dans un amas de toile d’araignées gesticulent des centaines de petits bébés qui viennent juste de naître… Mmmhhh, c’est émouvant.

Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!
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Sur le chemin du retour, je ralentis le pas pour m’éloigner du groupe. Je me retrouve au milieu de cet enfer vert, de nuit, entouré de tous ces animaux, qui sont là, qui te voient, mais que toi tu ne vois pas. J’éteins ma lampe et me laisse envahir par les bruits environnants. 5, 6, 7, 8, j’arrive à distinguer 8 sons différents. Je me sens tellement bien là, dans la nature la plus sauvage. Pourtant, étant gamin, une telle situation aurait plutôt relevé du domaine du cauchemar. Mais là pas du tout. C’est tellement agréable de se sentir loin de la civilisation, qu’on en oublie ces petites peurs enfantines qui n’ont plus de sens lorsque l’on croque dans la vie à pleines dents.

Une fois de retour aux barques, il y a encore deux espèces que l’on pas toujours pas vu : l’anaconda et le caïman. On cherche donc. Juste avant de monter dans les barques, le guide voit un petit caïman à 10m sur la rive, notre premier. La recherche se poursuit depuis le bateau. Pour trouver un caïman, il faut éclairer les rives, dans l’espoir de voir les yeux de la bête, qui apparaissent rouges étincelants avec la lumière. Bingo, on en chope un !! Juste à côté d’une autre lodge, héhé. On se rapproche à moins de 2m, pour observer sa tête qui sort de l’eau, génial !! On n’aura pas vu d’anaconda, mais ce n’est peut être pas plus mal.

Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!

D’ailleurs petite question. Si on organisait un combat entre le caïman, l’anaconda, le jaguar et le fourmilier géant, lequel de ces animaux l’emporterait selon vous ? Sachant qu’aucun d’entre eux ne pratique les arts martiaux, et que toute action de Chuck Norris est exclue. Alors alors ? Ok, réponse à la fin de l’article.

Tout contents d’avoir vu deux caïmans, on rentre à la lodge. A côté de mon lit, ce n’est pas Bobby que je découvre, mais une grenouille plus grosse que ma main !! Ensuite, encore un excellent repas avec tout le groupe, bière, cheat head, discussions, une super bonne ambiance. Je passe autant de temps avec mon groupe qu’avec les suisses. Vers minuit, avec Axelle on craque et on va se baigner dans la rivière. C’est excellent !! On est entourés de bruits sauvages, il y a des caïmans pas loin, mais on s’en fout !

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Jeudi, journée culturelle plus que naturelle. Après le pti déj, on embarque pour une heure et demi de bateau, pendant lesquelles on peut observer plusieurs oiseaux le long des rives , ainsi que notre premier serpent. On va aussi dire bonjour à deux petits singes nocturnes qui étaient en train de dormir, tout mignons.

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On arrive finalement dans un village de la communauté indienne Sion. Là, on fait la rencontre d’une femme, que l’on suit dans la forêt pour aller couper du manioc. Une fois de retour, tout le monde met la main à la pâte pour râper les tubercules, puis en extraire l’eau. Résultat, de la farine de manioc toute fraîche. On allume ensuite le feu, et la femme du village étale tout simplement la farine sur une sorte de crêpière locale, et voilà comment on fait du pain de manioc. C’est un peu sec mais c’est très bon, surtout avec un peu de piment ou du thon. Il faut aussi se battre avec cet abruti de perroquet qui a la dalle, un amazone à front bleu (j’en ai eu un à la maison pendant plusieurs années quand j’étais petit, un enfer !).

Après vient la partie intéressante, le concours de sarbacane. Elle fait plus de 2m de long et permet de tuer des singes à plusieurs dizaines de mètres de distance… ou un perroquet trop chiant… Bon là, ça sera juste un citron planté sur un pic, à 5m de distance. Eh ben c’est franchement pas si facile que ça !! Seul le doyen du groupe aura réussi à planter sa flèche dans le citron, gagnant une bière au passage. Après le concours, on mange sous la cahute en bois, puis on reste encore une petite demi-heure, suffisamment de temps pour moi pour aller me baigner.

Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!
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On reprend ensuite le bateau pour aller voir le shaman. Il y a déjà un groupe quand on arrive, on s’incruste. Chacun d’entre nous doit payer 3$ de plus, qui vont directement au shaman. Alors autant dire que vu le nombre de touristes qui viennent le voir tous les jours, le shaman, il a des couilles en or !! Les filles suisses en avait vu un la veille et m’avaient prévenu qu’il ne fallait pas que je m’attende à une rencontre exceptionnelle. Et c’est pas faux. Notre homme est shaman depuis plus de 50 ans. Il porte de belles parures de plumes et de colliers. Il est super puissant et il connaît toutes les plantes de la jungle. Il se défonce à l’ayahuaska, cette drogue très connue en Amazonie et concoctée à base de plusieurs plantes et lianes ayant des propriétés psychotropes. Il s’est d’ailleurs shooté la veille et nous précise qu’il est encore un peu stone. Il nous parle de la manière dont on la cuisine, dont se passe la cérémonie, … Bon, le shaman, on y croit ou on y croit pas. Il y a de quoi être sceptique, mais bon, il s’avère que certaines histoires à leur sujet mènent à douter. Pour moi, pourquoi pas, m’enfin il y a tout de même des limites. Le côté herbes médicinales, je veux bien. Mais bon, de là à communiquer avec les esprits, sous l’emprise de puissants psychotropes, c’est autre chose. Mais bon, c’est la pratique locale, ce sont une culture et une croyance différente de la nôtre, et elle mérite d’être respectée pour ce qu’elle est.

Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!
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Le shaman demande à un volontaire de s’asseoir en face de lui et de lui tourner le dos. Il va alors faire des incantations en indien, en remuant des branches dans tous les sens, puis en fouettant légèrement le dos du volontaire. L’objectif, purifier l’âme et le corps. Le volontaire c’est l’anglais, Drew. Une fois la petite cérémonie terminée, on lui demande si il se sent purifié, question à laquelle il répond en nous montrant les énormes boutons rouges qui sont apparu dans son dos !!! Ha ha ha, on est morts de rire, il a payé 3$ pour se faire fouetter avec des orties !!! M’enfin après ça, la rencontre a un amer goût de mauvaise blague. Même notre guide, équatorien d’origine qui a fait sa thèse sur le sujet, nous confie qu’il est septique. Bon, c’était tout de même une expérience intéressante.

Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!

On attend ensuite que le conducteur de la barque (c’est un des fils du shaman) revienne, il est parti au village manger du tapir. Puis on va voir le plus grand arbre de la forêt. Ensuite, on revient à la lodge, pour repartir peu de temps après pour nos traditionnels baignade et coucher de soleil sur la lagune. Toujours aussi bien. Bon par contre, mon dernier salto arrière sera fatal… en pleine action, la pierre que j’ai au cou vient percuter ma dent de devant, dont je perd un bout… Putain, elle est dure cette pierre maori !!! J’ai l’air con avec ma dent pétée… mais au moins ça fait un souvenir impérissable. Et puis depuis c’est réparé et rien ne se voit, donc ça va. Le soir, on mange et on se couche tôt car le lendemain, rdv à 6h en haut de la tour d’observation pour voir les oiseaux.

Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!

Jeudi, je me lève avant tout le monde et vais en haut de la tour un quart d’heure avant. Le guide me rejoint et installe les jumelles. Peu de temps après, il me montre un magnifique toucan. Les autres gars arrivent ensuite et on verra quelques petits oiseaux, mais vraiment, le plus beau c’était le toucan. Notre séjour dans la jungle se termine aujourd’hui. On profite du dernier petit déj dans cet environnement hors du commun, puis c’est reparti pour deux heures et demie de bateau, toujours en observant la faune gambadant le long des rives. Une fois arrivés, on attend un peu que les bus arrivent, puis à nouveau deux heures pour rejoindre la gare de Lago Agrio. Là, il semble qu’il n’y ait plus de places dans le bus qui part à l’instant pour Quito, merde. A un moment, je me détache du groupe, vais parler avec le gars de l’agence, et lui dit que je suis tout seul. Il me dit de courir pour aller choper le bus, dans lequel il reste une seule place. Je trace, chope le bus, et c’est parti. Je découvre la route que j’avais faite de nuit à l’aller, l’épaisse couverture forestière qui épouse les collines, des cascades énormes, et des volcans à l’horizon, dont un avec sa colonne de fumée sortant du cratère. Après plusieurs heures de bus, j’arrive à Quito dans la soirée. Putain, ça fait vraiment bizarre de retrouver la civilisation !! Je m’écroule donc sur mon lit, en repensant à ces quelques jours.

Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!
Cuyabeno 18– 21 juin – La selva, le bonheur !!!

Ce séjour dans la jungle aura vraiment été un moment particulier. Je me sens tellement bien dans cet environnement naturel, à l’écart de tout. La nature pure, celle qui n’a pas encore été spoliée par l’Homme. Je me considère chanceux d’avoir pu y vivre quelques jours. Et puis, l’ambiance dans le groupe était excellente, le guide parfait et la lodge impeccable, ce qui est encore mieux.

Alors la réponse à la question : c’est le jaguar qui gagne !! Non seulement c’est un combattant extrêmement puissant et polyvalent, mais il a aussi la particularité de toujours attaquer la jugulaire, ce qui est plutôt radical.

Contre le fourmilier pas de vidéo, mais le jaguar gagne.

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